La Maison d’a Coté : l’excellence de la Gastronomie Ligérienne

Il est des endroits tellement magiques et remplis d’émotions qu’il faut un certain temps pour pouvoir en parler.

Non je ne suis pas allé à Disney, mais à La Maison D’à Coté chez Christophe Hay et ses équipes.

Ce qui connaissent l’endroit, me diront que c’était le dernier repas de ma trentième année et le premier de ma trente et unième année. Laissons à la vie un peu de mystère.

Je ne sais pas où commencer, mais il faut bien un début à l’histoire.

Elle commence surement à ce que l’on appelle la table du Chef. Nous nous asseyons presque dans la cuisine. Comme j’avais pu le constater à la Table d’a côté restaurant du Chef Christophe Hay à Orléans, cette cuisine est une fourmilière. Silencieuse. Concentrée.

Il en ressort une cuisine, de haute voltige. Les maitres mots sont terroir et Loire. Au fil du repas, vous constaterez que la signature gastronomique du chef Hay est la saveur fumée.

Le poisson de Loire arrive dès le début du repas avec les amuses bouches. Le service est tout aussi beau, que la cuisine. Il est à noter que dans un encrage de la modernité, la cuisine se déplace en salle, vous sert et vous explique ce qu’elle produit.

 

Caviar de Sologne et concombre. Je me  souviens de ce plat d’une douceur extrême. L’équilibre entre l’iode du Caviar et la fraicheur du concombre. Délicieux.

Le plat suivant est un plat émouvant. C’est la raison pour laquelle j’aime aller au restaurant.

Quand j’étais petite, mon papa et mes oncles pêchaient, j’ai horreur de ça, quelle idée d’attendre un poisson pendant des heures entières ?!? Ce que j’aimais moi c’était voir le résultat de la pêche. Souvent il y avait su Silure et de l’anguille. On mangeait ça froid avec la mayonnaise. Je n’aimais pas trop ça mais je voulais tout faire comme les grands alors je mangeais quand même.

Cette histoire m’amène à vous parler du plat le plus émouvant que j’ai pu déguster de ma vie. J’en ai presque les larmes aux yeux à l’écriture de ce passage.

L’anguille grillé, elle est fondante à souhait, une petite touche de fumé la sublime. Au milieu de l’assiette il a un sabayon, le genre de truc en cuisine que je déteste faire car il faut être patient, la température de cuisson de l’œuf est précise. Ce sabayon est empreint de gourmandise, je n’avais jamais dégusté une texture d’œuf aussi sublime. Émotions.

La tomate. Les bonnes années quand les jardins en produisent, celui de papy en regorgeait, comme celui de mes parents comme celui de mes oncles et tantes partis en vacances. Les premières de la saison tu es ravi de les manger, mais quand tu en manges deux fois par jours à tous les repas pendant deux mois, ça lasse.

J’ai grandi à Férolles, petite bourgade de l’Orléanais. En fin de saison maman faisait de la tarte à la tomate à la moutarde d’Orléans. Toute cette histoire pour dire que le plat intitulé « Tomate du Jardin » était pour moi une vraie madeleine de Proust.

Une tomate confite toute la nuit à basse température, une pâte feuilletée d’une finesse incroyable et la moutarde martin Pouret, aux arômes puissants et délicats.  

Le Sandre confit. Je n’avais jamais vu un plat aussi beau. Ce plat est un bijou. La nacre est fabuleuse. La sauce aussi. Est-ce que l’on peut saucer son plat avec les doigts dans un deux macarons Michelin ? Tout est une question d’élégance.

« La carpe à la Chambord » datant de 1735. C’est sous le règne de François 1er que cette recette fut inventée.

Avec ce plat, comme je vous le disais, le chef Christophe Hay, signe son ancrage dans son terroir du Loir et Cher. De la truffe, de l’écrivisse et du vin rouge. Un mélange de saveurs plutôt inhabituel, ici maitrisé avec puissance et élégance.

A cet instant je me demande si la description de tous les plats, est bien utile, comme j’en ai envie je poursuis.

Le boeuf wagu, en deux temps, chaud juste cuit, en tartare parfaitement assaisonné. Je ne mange pas souvent de viande rouge, ici elle est parfaitement cuite, le boeuf wagu à une texure extremement fondante. Sublime.

La pintade, c’est un plat qui m’a réellement ravie. Elle était présentée en deux cuissons, confite et rôtie. Fondante et craquante. Sublime.

Le Chèvre, loin très loin d’un plateau classique. Ce plat allie la gourmandise d’une mousse au chèvre relevée de quelques copeaux de chevre sec qui apportent une puissance maitrisée à ce plat.

Les fleurs contenues dans l’assiette apportent la fraicheur bienvenue en fin de repas.

Le pré-dessert, est articulé autour de la fermentation. Les levures et moi on n’est pas potes du tout ! Ou comment ce tout petit plat a réussi à me convaincre. Les saveurs fermentaires se mélangent aux saveurs douces comme le caramel.

Passons au chocolat. Du Pérou. Il est accompagné de baies de gogo. J’adore le chocolat sans le sucre, le contrat ici est rempli, dessert tout en puissance aromatique chocolaté. Et quelle gourmandise ! 

Le dessert suivant est aussi curieux que déroutant et gourmand. « Comme une promenade dans les bois » dit comme ça tout de suite ça ne m’envoie pas du rêve, ça me fait penser au bonbon la vosgienne qu’il y avait dans la voiture de mes parents. J’imagine le rictus des personnes lisant ce passage.

Le dessert arrive et il est beau. Je suis bluffée. Les marqueurs que j’avais des saveurs de pins n’étaient pas flatteurs. Opération séduction réussie. Je me balade vraiment dans les bois avec ce dessert. Fraicheur et gourmandise. Je me souviens de cette crème caramel qui contrebalance la fraicheur de la glace au pin.

Je me souviendrais très longtemps de ma la première journée de ma 31ème année.

 

Merci à toutes les équipes de la Maison d’a coté pour leur travail. Ils nous font vivre des moments hors du temps. Certains pourraient penser qu’une fois qu’on l’a mangé c’est fini. Si c’était le cas, comment les madeleines de Proust existeraient elles ?

Merci pour ces moment de cuisine, de magie d’art.

 

Merci à Christophe Hay, de porter haut les couleurs de la Loire. De notre Loire. Durant ses deux repas je suis repartie dans mon enfance Gergolienne.

Plus qu’un repas, qu’un diner ou un déjeuner, ses mets sont de véritables moments d’émotions.

La Maison d’a Coté

17/25 Rue de Chambord
41350 Montlivault

Cuvée Marie Maison Ventenac

Cuvée Marie Maison Ventenac

Cuvée Marie de la Maison Ventac. C’est un assemblage de deux cépages : Colombard a 75% et Chenin à 25%.
Je n’ai presque rien à rajouter a la conte étiquette. Ce vin est simple. Les cépages parlent d’eux mêmes.

Le Pérou Domaine des Frères

Le Pérou Domaine des Frères

Partir à la découverte d’un vin à la mode, mode de chez nous en Loire à Chinon mais ce n’est pas un Chinon. Le Pérou 2020 est aussi bon qu’une grenadine d’été.

La Chandeleur & Crêpe Tourangelle

La Chandeleur & Crêpe Tourangelle

Journée spéciale Crepe. Création de la crepe Tourangelle. Une crepe des rillons, du chèvre et une sauce creme, moutarde miel. Avec ça ? Un vin de Touraine of course